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Le formateur haute tension

Beaucoup de courant circule dans les véhicules électriques. Les voitures traditionnelles à moteur à combustion présentent bien entendu aussi des systèmes électriques embarqués perfectionnés, mais dans les véhicules électriques, la tension est plusieurs fois supérieure. Un groupe motopropulseur électrique requiert plus de 400 volts, ce qui est loin d’être une quantité d’électricité sans danger. Les personnes qui travaillent sur des batteries doivent savoir exactement ce qu’elles font. Jonathan De Bondt sait comment manier les véhicules électriques, et partage ces connaissances avec l’équipe de production de Bruxelles. Pendant six semaines d’affilée, il travaille en tant que formateur accompagnant les participants à travers une formation en haute tension.

De Bondt a jeté les bases de sa fonction actuelle en obtenant son diplôme de bachelier en technologie des véhicules en 2007. Avant cela, il a suivi un stage pour devenir ingénieur en mécatronique. En août 2009, il est finalement arrivé chez Audi Brussels en tant qu’ingénieur qualité dans le département E-Planning & Approval où, alors âgé de 35 ans, il gérait l’approbation de tests électriques en production et au centre d’essais.

En 2016, il est allé se former à Ingolstadt pour se spécialiser en électricité haute tension. « Nous étions les premiers, et nous avons dû mettre sur pied la formation de spécialisation en électricité haute tension à Bruxelles en partant de zéro », déclare-t-il. À Ingolstadt, l’ingénieur belge est passé par la formation de spécialiste deux fois : la deuxième, en tant que formateur pour des participants belges. Il a également suivi une formation de trois semaines en assemblage de batteries et a eu un aperçu du département Technical Development. Ce fut une période captivante. De Bondt a beaucoup appris, et pas seulement sur sa spécialisation.

Depuis l’obtention de ses qualifications, Jonathan De Bondt travaille en tant que formateur en haute tension à l’usine Audi de Bruxelles, où il a dispensé ses premiers cours en 2017. Chaque cours forme dix participants. Pour pouvoir participer à la formation en haute tension, les candidats doivent réussir un test. La formation dure ensuite six semaines à Bruxelles, et se clôture par une épreuve standardisée à l’échelle de l’entreprise respectant les normes de la Chambre de Commerce et d’Industrie.

Outre la formation, De Bondt est également responsable du centre de formation de Bruxelles. Lui et le deuxième formateur, Shahriyar Taheri, travaillent sur les concepts de formation et s’assurent que l’infrastructure optimale est en place pour la formation. Pour peaufiner le contenu de la formation, il entretient des contacts étroits avec Ingolstadt. « Le défi majeur pour moi au début des cours fut de former les dix premiers employés à Ingolstadt, venant moi-même de terminer la formation en haute tension », se remémore-t-il. Les employés eux-mêmes constituent un autre défi. Selon lui, ils sont très motivés, mais viennent de départements différents et ont des niveaux de connaissances de fond différents. Accompagner toutes les personnes depuis leur position initiale constitue un défi majeur, dans la mesure où tous les participants devront avoir les mêmes connaissances et compétences à la fin du cours.

De Bondt apprécie particulièrement la forte dynamique de groupe des cours qu’il dispense : « Chaque cours de la formation en haute tension est comme un événement de team building qui noue de nombreuses amitiés. » Jusqu’à présent, l’équipe de Bruxelles a formé environ 150 employés à devenir des spécialistes en haute tension.

Jonathan De Bondt dispense des formations en haute tension chez Audi Brussels.

Auteur : Manfred Dittenhofer